Vénus (Ajrodite)

Vénus

Vénus est la déesse de l'amour, de la beauté, de la fertilité et de la mer et peut rendre immortel les amoureux. Il y a autour de sa naissance des légendes contradictoires. Elle serait née de l'écume des flots (aphros = écume) après la mutilation d'Ouranos par Cronos. D'autres la disent fille de Zeus et de Dioné. Vénus surgit nue de l'écume de la mer, chevaucha une conque aborda d'abord sur l'île de Cythère, mais s'étant aperçue que c'était une petite île, elle se rendit au Péloponnèse et finalement s'installa à Paphos, dans l'île de Chypre. Les herbes et les fleurs poussaient sous ses pas. A Paphos, elle rencontra les Saisons, filles de Thémis, qui se hâtèrent de la vêtir et de la parer. Elle aima de nombreux dieux et de simples mortels. Malgré qu'elle fut mariée à Vulcain, elle le trompa fréquemment avec Mars (d'où la naissance de Romulus, notamment). Mais elle fut un jour surprise par son époux, qui emprisonna les deux amants dans un filet. Honteuse, Vénus quitta quelques temps l'Olympe. Elle serait aussi la mère d'Eros et d'Antéros.Elle reçut de Pâris la fameuse pomme d'or et témoigna sa reconnaissance au héros troyen en faisant naître entre lui et Hélène un amour qui malheureusement fut fatal à Troie. Vénus fut considérée comme la mère du peuple romain grâce à son fils Enée.

Référence littéraire

Lucrèce, De la Nature, I, 1 sqq :

Aeneadum genetrix, hominum diuomque uoluptas,
alma Venus, caeli subter labentia signa
quae mare nauigerum, quae terra frugiferentis
concelebras, per te quoniam genus omne animantum
concipitur, uisitque exortum, lumina solis,
te, Dea, te fugiunt uenti, te nubila caeli
aduentumque tuum, tibi suauis daedala tellus
summittit flores, tibi rident aequora ponti,
placatumque nitet diffuso lumine caelum.
Nam simul ac species patefactast uerna diei,
et reserata uiget genitabilis aura Fauoni,
aeriae primum uolucres te, diua, tuumque
significant initum perculsae corda tua ui.

Mère des Enéades, plaisir des hommes et des dieux, Vénus nourricière, toi par qui sous les signes errant du ciel, la mer porteuse de vaisseaux, les terres fertiles en moissons se peuplent de créatures, puisque c'est a toi que toute espèce vivante doit d'être conçue et de voir, une fois sortie des ténèbres, la lumière du soleil, devant toi, ô Déesse, à ton approche s'enfuient les vents, se dissipent les nuages; sous tes pas la terre industrieuse parsème les plus douces fleurs, les plaines mers te sourient, et le ciel apaisé resplendit tout inondé de lumière.
Car sitôt qu'a reparu l'aspect printanier des jours, et que brisant ses chaînes reprend vigueur le souffle fécondant de Favonius, tout d'abord les oiseaux des airs te célèbrent, ô Déesse, et ta venue, le coeur bouleversé par ta puissance.

Sources


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Rachel Bügler, 26.02.01