Junon
Junon est une déesse romaine, la reine des dieux,
fille de Cronos et de
Rhéa, et donc la soeur de Jupiter.
Elle devint sa femme et eut de lui Vulcain
et Hébé. Arès
était son fils; mais elle le mit seule au monde.
A l'origine, elle personnifie le cycle lunaire, elle régit des
fêtes en relation avec le début du mois, la renaissance
de la lune. Junon est invoquée aussi sous le nom de
Lucina: elle préside alors aux accouchements, sous le
nom de Pronuba: elle préside au mariage, dont elle est
le symbole, et sous le nom de Regina: elle est
conseillère et protectrice de l'Etat romain. Elle porte un
sceptre et un diadème, sa tête est recouverte de voiles.
Parfois même, elle tient dans l'une de ses mains la pomme de
grenade, emblème de la fécondité.
Elle se met dans une terrible colère contre les femmes
aimées par Jupiter.
Ulcérée par le prince troyen Pâris qui lui avait
préféré Vénus, déesse de l'Amour,
Junon aida les grecs lors de la guerre de Troie et ne fut satisfaite
que lorsque la ville d'Ilion fut finalement détruite.Par la
suite, elle mit des entraves tout au long du voyage d'Enée,
sujet de l'Enéide, qui quitta Troie pour fonder une ville qui,
par la suite, sera Rome.
Les animaux qui lui sont consacrés sont la vache et le paon.
On lui immolait des porcs et des agneaux.
Ovide, Fasti, VI, 183 :
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Arce quoque in summa Iunoni templa Monetae ex voto memorant facta, Camille, tuo. |
La tradition rappelle qu'un temple a été également élevé en l'honneur de Junon Moneta sur le sommet de la citadelle, à la suite de ton voeu, Camille. |
Virg., En. I, 12-33
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Urbs antiqua fuit (Tyrii tenuere
coloni) |
Il y eut jadis une ville &endash; des colons l'habitèrent-, Carthage, en face de l'Italie, au loin, et des bouches du Tibre, opulente, intraitable en son ardeur guerrière. Junon la chérissait, dit-on, plus que toute autre sur la terre, plus encore que Samos ; là furent ses armes, là son char ; en faire la reine des nations, si les destins s'y prêtaient, la déesse dès cette heure y travaille et s'y passionne. Mais elle avait ouï dire que du sang des Troyens une lignée se prolongeait qui un jour jetterait bas les citadelles tyriennes, qu'issu de cette race un peuple, roi d'un vaste royaume et superbe à la guerre, viendrait pour la ruine de la Libye, qu'ainsi filaient les Parques. Inquiète donc, la Saturnienne (n.d.l.r. Junon est fille de Saturne) se souvenait aussi de la guerre passée qu'elle avait au premier rang conduite contre Troie pour sa chère Argos, et les raisons de ses colères, ses farouches ressentiments n'étaient pas encore tombés de son âme ; au profond de sa mémoire demeure présent le jugement de Pâris, l'injure à sa beauté méprisée, une race haïe, l'enlèvement et les honneurs de Ganymède ; par tout cela de surcroît enflammée, elle écartait loin du Latium, maltraités sur la plaine infinie des eaux, les Troyens, restes échappés aux Danaens (n.d.l.r. = Grecs) et à l'impitoyable Achille, et depuis bien des années ils erraient, poussés par les destins autour de toutes les mers. Tant c'était pénible effort, que fonder la nation romaine. |
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Eliane Fleury, 26.03.01 / Guillaume Maitre, 13.06.02 |