Hélios
Fils d'Hypérion et de Théia,
frère d'Eos de Séléné,
Hélios est la représentation divine du Soleil,
de la chaleur et de la lumière solaire. Epoux de
Perséis, il eut plusieurs enfants qui jouèrent
un rôle important dans les légendes, ainsi
Aiétés auprès des Argonautes, et
Pasiphae sous le règne de Minos de Crête ;
la nymphe Rhodos, en outre, lui donna sept fils, et
l'Océanide Clyméné, sept filles, les
Hélliades, et un fils Phaeton.
Confondu très souvent avec le dieu Apollon,
Hélios ne figure cependant pas au nombre des grands
Dieux romains. Il est avant tout le serviteur de Jupiter
et accomplit chaque jour, monté sur son char d'or, une course
à travers les cieux ; le soir, il se repose à l'Ouest,
au nord de l'Océan, dans l'île des Bienheureux. Il est
suivi de Séléné, la Lune.
Hélios est le seul dieu qui peut observer d'un seul
regard la surface entière de la Terre et renseigner l'Olympe
sur ce qui s'y passe. Aussi, on le voit, dans les légendes,
avertir Vulcain que Vénus
le trompe avec Mars, ou signaler
à Cérès que Pluton,
le dieu des enfers est l'auteur du rapt de sa fille Perséphone.
Il apparaît également dans la légende
d'Ulysse ; les compagnons du héros ayant
dévoré en Sicile une partie de ses troupeaux
sacrés, Hélios réclame à Jupiter
une vengeance exemplaire, et le dieu souverain foudroya sans
pitié les impies. Dans le Panthéon grec, sa place est
modeste ; cependant, l'idée qu'il évoque, le Soleil,
centre du monde, dispensateur de la lumière et de la chaleur
indispensable à la vie, par opposition aux
ténèbres et à la mort, a pris, à la fin
de l'Antiquité, une importance considérable, à
tel point que le dieu Soleil, sous diverses dénominations
(Mithra, Sol Sanctissimus, Sol Invictus), est devenu le dieu
essentiel, sinon unique, du paganisme proche de sa fin.
On le figurait toujours jeune, la chevelure abondante, ceinte d'une
couronne radiée. On voyait à Rhodes sa statue
colossale. Il est représenté au fronton oriental du
Parthénon, et, très fréquemment, sur les
peintures des vases ou les monnaies de Rhodes.
Ovide, Métamorphoses, IV, 167 sqq :
|
vocem tenuere sorores: |
ses soeurs l'écoutèrent en silence: |
|
Lucas Bassin, 26.02.01 |