Marc-Aurèle (121-180)

Statue de Marc aurèle, Capitole à Rome

 

Marcus Aelius Aurelius Verus, dit Marc-Aurèle, est né en 121 après J.-C. On l'appelait de son vivant le divin Marc. Alors que ce dernier n'avait que 17 ans, Hadrien l'a adopté avec l'espoir de lui confier un jour l'empire. Le 10 juillet 138, Antonin succède à Hadrien; un an après, Marc-Aurèle reçoit le nom de "César". En 145, il épouse Faustine, la fille d'Antonin. A la mort d'Antonin en 161, Marc-Aurèle, âgé de trente-neuf ans, devient empereur. Il a un fils, Commode, qu'il associera à la conduite de l'empire à partir de 176, comme co-régent.
Marc-Aurèle, en 19 ans de règne, eut à supporter 17 ans de guerres importantes. Les guerres danubiennes de 167-180 se soldèrent par la mort de Marc-Aurèle et la paix. Sa bonté lui vaudra d'être le personnage le plus souvent sculpté de toute l'antiquité.

Principales oeuvres : Pensées pour moi-même (170-180), écrit en grec.

Référence littéraire

Pensées pour moi-même, traduit par Mario Meunier, éditions Garnier-Flammarion, 2001

Livre III, pensée I :

Texte en grec

Il ne faut pas seulement considérer que la vie chaque jour se consume et que la part qui reste diminue d'autant. Mais il faut encore considérer ceci : à supposer qu'un homme vive longtemps, il demeure incertain si son intelligence restera pareille et suffira dans la suite à comprendre les questions et à se livrer à cette spéculation qui tend à la connaissance de choses divines et humaines. Si cet homme, en effet, vient à tomber en enfance, il ne cessera ni de respirer, ni de se nourrir, ni de se former des images, ni de se porter à des impulsions, ni d'accomplir toutes les autres opérations du même ordre ; mais la faculté de disposer de soi, de discerner avec exactitude tous nos devoirs, d'analyser les apparences, d'examiner même s'il n'est point déjà temps de sortir de la vie, et de juger de toutes les autres considérations de ce genre qui nécessitent une raison parfaitement bien exercée, cette faculté, dis-je, s'éteint la première. Il faut donc se hâter, non seulement parce qu'à tout moment nous nous rapprochons de la mort, mais encore parce que nous perdons, avant de mourir, la compréhension des questions et le pouvoir d'y prêter attention.

Sources


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Amélie Jardot, 29.10.02